L'estampe artisanale à précédé toutes les formes de reproduction. Les machines ont abouti à l'impression numérique.

C'est un raz de marée. Les codes de l'impression artisanale garantissent l'authenticité de l'épreuve, ce que ne fait pas l'estampe numérique.

Le coeur du travail artisanal dans ces domaine se trouve dans la pointe sèche sur cuirvre et la xylogravure (bois)

je mets une barre entre l'estampe numérique (arts-visuels) et les numestampes (arts-plastiques). Le coeur de ces dernières étant l'esqampe

ESQUISSE + ESTAMPE =ESQUAMPES ( ESQU-AMPE)

 

LA DEMULTIPLICATION

 

L'estampe est un moyen de diffuser un modèle.

 

On a les moyens de reproduire tous les originaux, ce qui, du point de vue du partage est bien, mais du point de vue de la rareté, donc de la valeur financière n'est pas bon.

Pour faire du bénéfice quand même, le marché démultiplie la copie à l'infini, fractionnant le coût/bénéfice.

Mais pour que cela fonctionne il faut  une structure de diffusion que les puissants  évidemment s'approprient.

Dans le domaine des inventions et de l'art, la question a été abordée par le droit d'auteur.

Celui-ci varie selon la catégorie et selon les pays et leur législation.

DES ARTS PLASTIQUES

et de L'ESQUISSE

 

Je veux centrer le débat sur  la production d'un objet qui émane très directement de la personne unique et singulière, donc par le toucher, en général celui de la main.

 

Partant de là on comprend en quoi le moment de l'esquisse

est si important. 

Il peut être un bref moment, ce moment durant lequel il échappe à tout poncif instillé par le contexte culturel, contexte qui est absorbé de générations en génération et devient une idéologie que nous croyons personnelle, mais qui n'est qu'un poncif partout actif dans nos vies, et qui pollue les actes créatifs. 

L'art dit conceptuel fait l'impasse sur cette question.

 

Le moment de l'esquisse est l'endroit, le lieu et le moment qui permettrait de faire du tout autre, donc de créer vraiment, tout en respectant la singularité de la personne.

Mon propos est de favoriser ces moments.

 

Lorsqu'un artiste exprime un style permanent, c'est qu'il sait superposer intelligement toutes sortes de moments esquissés.

On dit alors qu'il s'agit du

travail d'esquisse réitérée en quête d'orientation.

 

Les arts visuels tout comme la photographie permettent de faire facilement l'impasse sur la question épineuse de la signature individuelle et imprescriptible.

 

J'aborde  ici la question de l'esquisse dans le cadre culturel actuel, où les moyens de communication, les médias et l'industrie de l'art prennent le pas sur la création individuelle et singulière.

 

 

 

 

 

DE L'ESQUISSE ET DE L'ESTAMPE.

 

Le défi du projet ESQ-CADRE

consiste à changer les rapports entre l'esquisse et son cadre, pour les rendre ensemble plus créatifs.

Le moment de l'esquisse est le plus pur produit de l'individu singulier.

Par contre le cadre est formule la tradition et les normes de la culture qui sont toujours généralisantes, même sous le couvert des avant-gardes.

J'aime à entrer en résonance avec cette préoccupation majeure que l'état de la culture permet de voiler :  comment éviter la médiocrisation des produits culturels qui sont de moins en moins signés, dans la nouvelle situation de nos sociétés ?

 

Ces questions  me semblent

actuellement et pour longtemps vitales.

 

Elles reprennent la question de la réévaluation des valeurs énoncée il y a bien longtemps. Et la réponse très claire et directe se trouve dans 

 

Ceci dit je parle ici en temps qu 'artiste-artisan-concepteur et ne perd pas de vue le travail à partir du corps, donc des mains dans le but de créer des objets d'art.

 

Le travail d'esquisse se pratique soit directement avec la main, mais aussi avec un outil

(crayon, poinçon, pinceau, spatule).

Un nouvel outil est apparu : le dessin numérique.

Si l'appareil photographique a permis de démocratiser les arts visuel, en ne laissant presque plus de place à l'acte esquissé

(L'exception qui confirme la règle: l'homme qui saute une flaque de Cartier Bresson),

le dessin numérique (stylet, tablette et ordinateur +imprimante et papier glacé) lui, cherche à favoriser l'acte esquissé.

Cependant, l'appareil est si lourd, si puissant, si omniprésent que l'envol de l'esquisse y est très difficile. Je dirais que c'est comme un plâneur équipé d'une machninerie de locomotive à vapeur.

 

 Avec ESQ-CADRE, j'associe dès le départ les deux valeurs si difficile à lier qui sont celle de l'acte individuel, créateur, et celle de  l'espace public ici tout à fait concret mais aussi métaphorique, dans le sens qu'il sous-entend toutes sortes de relations dans cet espace pubic.

Du côté de l'art, j'ai élaboré une nouvelle manière de faire qui produit des "esqampes" (avec un q) sans trop de difficultés parce qu'elle  allie dynamiquement le travail d'esquisse à celui de l'estampe.

 

J'ajoute que toute mes démarches d'artiste/artisan peut se comprendre dans le rapport de l'esquisse et son cadre..

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